Dans le catalogue des études supérieures, les filières littéraires sont considérées comme des filières aux perspectives professionnelles limitées. Dans l’esprit des gens, les études littéraires se résument aux langues et ne destinent qu’au domaine de l’enseignement, un domaine où l’on gagne difficilement son pain, pour ne pas dire des miettes de pain. Cependant, les études littéraires ouvrent la voix à d’autres métiers plus rémunérants et plus satisfaisants. Quelles sont ces métiers et dans quels établissements effectuer ces études littéraires ?

Les différentes filières à Madagascar

Que désignent vraiment ces termes « études littéraires » ? Nous allons voir une possible classification des études littéraires à Madagascar.

Langues : Parmi les langues enseignées dans les universités malgaches, nous retrouvons les lettres françaises, les lettres anglaises, la langue et les lettres malgaches, les études germaniques, les études russes et hispaniques, la langue chinoise (à travers l’Institut Confucius)

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Journalisme /Communication : Le journalisme concerne une branche spécialisée de la communication, et est moins proposé sur le marché de l’enseignement supérieur. La communication accompagne le développement des entreprises et des organisations à but social, ce qui explique le nombre accru de programmes d’enseignement pour cette filière. Plus récemment, la communication inclut aussi le multimédia et l’art numérique qui requiert certaines aptitudes techniques.

Sciences humaines : Cette catégorie regroupe les filières qui se focalisent sur l’homme telles que la géographie, la philosophie, l’histoire, les civilisations.

Droit : Souvent associé aux affaires dans le milieu professionnel, le droit se retrouve souvent à la faculté de gestion et administration. Il reste néanmoins une filière littéraire.

Débouchés des études littéraires
Bien évidemment, les premiers débouchés pour les études littéraires restent le domaine de l’enseignement au collège, au lycée. Pensons aussi à étendre l’enseignement jusqu’aux formations professionnelles, soit en institut, soit auprès des entreprises. Ensuite, considérons le domaine de la traduction et de l’interprétariat. Vu le nombre d’organismes internationaux actifs à Madagascar, à combiner avec les entreprises étrangères présentes sur le territoire (pas seulement françaises), le marché du travail de la traduction et de l’interprétariat n’est pas encore saturé. Une remarque particulière par rapport à la langue chinoise (le mandarin) qui affiche une grande demande de compétences. L’investissement économique chinois à Madagascar a pris des proportions considérables depuis quelques années. Ce qui a conduit à l’implantation de l’institut Confucius dans l’enceinte de l’Université d’Antananarivo, mais aussi à des attributions de bourses aux jeunes malgaches pour des études en Chine.
Un autre secteur en développement à Madagascar, ce sont les métiers du web qui recrutent constamment des personnes maitrisant parfaitement des langues étrangères, à commencer par le français, ensuite l’anglais, l’italien, l’espagnol et l’allemand aussi.

Quels sont les établissements ?
Concernant les établissements qui proposent des études ou des formations littéraires, il faut dire que les universités publiques malgaches constituent jusqu’à maintenant les meilleures offres du marché. Plusieurs années d’expériences, disponibilité des infrastructures (malgré qu’elles soient très usées), disponibilité d’enseignants hautement qualifiés, sans oublier la gratuité des études : ce sont autant de raisons de choisir ces établissements. Une remarque assez personnelle, mais qui me semble tout à fait logique : pour tous partenariats (bourses, dons de matériels, programmes spéciaux, etc.), les représentations diplomatiques étrangères s’adressent en premier lieu aux universités publiques.
Bien évidemment, la majorité des filières citées ci – dessus sont enseignées à l’Université d’Antananarivo. Dans les provinces, elles sont plus rares et il vous faut confirmer la disponibilité de la filière auprès de l’université concernée. Voici les autres universités publiques existantes :

L’établissement public qui dédie les études littéraires à l’enseignement est l’Ecole Normale Supérieure située à Ampefiloha, dans la capitale Antananarivo.

Si nous regardons les établissements privés, peu sont reconnus dans l’enseignement des langues. Par contre, les offres d’enseignement pour la communication, le journalisme ainsi que le droit sont très répandues. Parmi ces établissements, citons ceux les plus connus : Université Catholique de Madagascar (UCM), SAMIS – ESIC du collège Saint Michel Amparibe, ISCAM, INSPNMAD, IFT, Université ACEEM… La liste est encore longue, mais il est préférable de faire des recherches à part, relatives à votre choix de filière.